lundi 6 avril 2015

Bien choisir son caméscope


Un caméscope numérique, c'est avant tout une
caméra, ses performances sont donc soumises à la
qualité de son optique. Ainsi, on appréciera les
constructeurs qui font des efforts sur ce point, par
exemple, en s'associant avec des grands fabricants
de lentilles comme Leica ou Zeiss.
L'autre grande caractéristique à prendre en
compte, liés à la technologie numérique, c'est, bien
sûr, la qualité du capteur, l'organe qui transforme la
lumière en une suite de "bits", exploitée ensuite par
le microprocesseur de la machine. Ainsi, la très
grande majorité des caméscopes numériques du
marché sont équipés de capteur CCD dont la
principale variable est le nombre de pixels utilisés.
Plus cette valeur sera grande, plus belle sera
l'image. Attention, ceci est vrai en théorie ! En
pratique, les choses sont un tout petit peu
différentes…
En réalité, la plupart des caméscopes sont conçus
pour produire des fichiers vidéo compatibles avec
le format PAL. Or les spécifications de ce format
autorisent une résolution maximale de 720x576
pixels. Ainsi quelle que soit la résolution du capteur
de votre caméscope, la résolution des vidéos ne
dépassera pas cette valeur.
Certains constructeurs proposent toutefois des
dispositifs qui permettent d'améliorer la qualité de
l'image en contournant cette donnée. C'est le cas
des capteurs tri-CCD.
Un stabilisateur pour mieux utiliser le zoom
Les zooms sont de plus en plus puissants (surtout
en définition numérique qui permet d’agrandir
jusqu’à 700 fois la taille d’origine) et leur usage est
très pratique. Cependant, ils altèrent fortement la
qualité de l’image (plus floue) et accentuent l’effet
du tremblement. Pour éviter que l’image ne bouge
trop, la plupart des caméscopes sont désormais
équipés d’un stabilisateur numérique ou optique.
Néanmoins, les stabilisateurs à technologie
numérique sont bien moins efficaces que ceux à
technologie optique, qui offrent une meilleure qualité
d’image. Seul remède à tous ces désagréments :
utiliser un pied pour filmer avec zoom…
Un caméscope plus sensible pour filmer de nuit
La sensibilité du caméscope à la lumière se mesure
en lux.
Plus le nombre de lux est faible, plus on pourra
filmer dans des endroits sombres. Avec un mode 0
lux, on peut même filmer dans l’obscurité totale et
de nombreux appareils sont maintenant dotés d’un
mode nuit qui règle automatiquement la sensibilité
du caméscope.
Mais ces technologies ne sont pas toujours
efficaces. Dans bien des cas, il faudra avoir
recours à une torche (si elle n’est pas intégrée) que
l’on branche au porte-accessoires.
Fonction appareil photo : les limites du "deux en un"
C'est une des évolutions majeurs de ce type
d'appareil : aujourd'hui, on en trouve pratiquement
plus aucun qui ne propose une option photo.
Attention à bien vérifier les caractéristiques avant
l'achat : une bonne résolution du capteur est
nécessaire pour faire de bonne photo. Et cette fois-
ci la résolution du capteur compte : plus elle sera
élévée, plus la résolution de l'image - paramètre
déterminant pour la qualité - sera grande.
A noter : le constructeur Panasonic offre sur
certains modèles de sa gamme une option
intéressante : il est possible de prendre une image
fixe en même temps que l'on tourne une vidéo.
Une vidéo pour quoi faire…
Autre réflexion à mener avant l'achat : que
souhaitez-vous faire des vidéos, une fois
tournées ? Votre caméscope sera-t-il plus souvent
branché sur la télé du salon pour des séances de
visionnages en famille, ou bien sur votre ordinateur
afin de procéder à de savants montages ? Selon les
cas, vos besoins seront différents. Par exemple, au
niveau de la connectique : dans le cas d'un
utilisation orientée "télévision", une sortie s-vidéo
sera appréciable pour obtenir une bonne qualité
d'image à l'écran. Dans le cas d'un usage sur
ordinateur, il pourra en revanche être utile de
disposer d'une entrée DV sur le caméscope, afin de
pouvoir effectuer des "allers retours" entre
l'ordinateur et le caméscope : dans un sens pour
effecteur le montage, dans l'autre pour récupérer le
film monté sur cassette DV, et le visionner sur la
télé.
D'autres options feront que votre caméscope
répondra plus ou moins bien à ces différents
besoins : certains caméscopes sont capables de
coder la vidéo directement au format Mpeg2 ce qui
facilitera les opérations de montages (des
conversions de formats fastidieuses seront alors
inutiles). D'autres disposent d'un mode de prise de
vue au format 16:9, ce qui vous évitera d'avoir à
supporter de disgracieuses bandes noires
horizontales lors du visionnage si vous possèdez un
téléviseur dans ce format.
A noter : si vous voulez faire du montage numérique
sur votre ordinateur, bien vérifier qu'il dispose
d'une prise FireWire (appelée aussi IEEE 1394 ou
DV) qui permet des échanges de fichiers à grande
vitesse.
Support d'enregistrement : Mini DV, DVD, carte
mémoire ou disque dur
Alors que les cassettes Mini DV sont les reines de
l'enregistrement vidéo pour caméscopes
numériques, on assiste à l'émergence de nouveaux
supports. Ainsi plusieurs marques proposent des
caméscopes munis de lecteur/graveur de DVD-R
ou DVD-Ram. Avantage : l'ergonomie, puisque, pour
visionner la vidéo, plus besoin de s'emberlificoter
dans des câbles, il suffit de mettre le disque dans le
tiroir du lecteur DVD du salon ou de l'ordinateur.
L'inconvénient : devant la profusion des normes de
DVD enregistrable, il faut, au moment de l'achat,
faire bien attention à la compatibilité des disques du
caméscope avec ses propres appareils…
Un autre moyen de sauvegarde est la carte
mémoire. Tout d'abord, la plupart des appareils
offrent un port de connexion "carte mémoire" afin
d'y enregistrer les images prises en mode "photo",
option très pratique, et que certaines marques ont
poussé jusqu'au bout. Elles proposent des appareils
fonctionnant exclusivement avec ce type de
support ! Toutefois, actuellement, les performances
des cartes mémoires pour stocker la vidéo de
caméscope numérique restent un peu limitées, en
particulier au niveau du temps d'accès et du volume
de stockage autorisé. Toutefois, certaines solutions
à base de MicroDrive atteignent d'ores et déjà un
bon niveau de prestation.
Nouveau venu dans les modes de sauvegarde : le
disque dur . De 4 à 30 Go, il permet de sauvegarder
facilement toutes les données sans se soucier d'un
éventuel support. C'est actuellement la seule
solution de stockage qui permet d'enregistrer
jusqu'à 37 heures d'enregistrement (pour un disque
de 30 Go). A l'heure actuelle aucun support
amovible ne propose une telle capacité.
Une autonomie suffisante…
Vu le nombre des systèmes embarqués (écran et
viseur LCD, torche intégrée, système
d'entraînement de la cassette,…), les caméscopes
numériques sont par essence de gros
consommateurs d'énergie. On prendra donc garde à
ce que son autonomie soit au moins suffisante pour
assurer une heure de tournage. Petit conseil
d'utilisation : lorsque vous filmez, privilégiez
l'emploi du viseur plutôt que de l'écran LCD, qui est
un gros consommateur de puissance.
Un point important : le confort d'utilisation
Un caméscope est destiné à vous accompagner
partout dans des repas de familles, mariages, fêtes,
etc. Sa taille, son poids et son ergonomie seront
donc des arguments à observer avec attention. Car
sa discrétion et sa capacité à se faire oublier seront
aussi des critères de satisfaction lorsque vous
l'utiliserez dans ce genre d'occasions.
Si vous utilisez l'écran LCD à la visée, privilégiez
l'achat d'un camescope muni d'un large écran. En
effet, beaucoup de modèles proposent aujourd'hui
un écran de 6,35 cm de diagonale pour une
meilleure utilisation.
Effets spéciaux
Pour personnaliser un film, rien de tel que des effets
spéciaux. Vous pourrez, lors du montage, insérer
des titres, donner un genre "vieux film", passer de
la couleur au noir et blanc ou encore mettre un film
au format 16/9ème, en négatif, sépia... Si votre
caméscope ne dispose pas de nombreux effets
spéciaux, ne vous en faites pas, tout est possible
avec les logiciels ad-hoc sur le disque dur de votre
ordinateur.
Les petits plus qui font la différence
Certains proposent des options originales qui font
parfois la différence… Par exemple, en extérieur, on
pourra parfois avoir besoin d'une fonction "coupe
vent" pour améliorer la prise de son.. Enfin,
originalité amusante plus que réellement utile,
certains caméscopes peuvent même se
transformer en webcam !

Donnez du sens à vos études


1. Soyez patient et persévérant
Un pédagogue célèbre nommé Piaget a mis en
évidence que lorsque l'on apprend, deux processus
différents peuvent s'opérer :
- un processus d'assimilation
ou
- un processus d'accomodation
Si vous êtes déjà familier de la matière que vous
souhaitez travailler, il y a de grandes chances que
vous ayez déjà organisé un certain nombre
d'informations dans votre tête.
Les nouvelles informations seront alors assimilées
aux anciennes.
Par exemple, si vous suivez un cours de
mathématiques au lycée, vos acquis du collège
vous permettront d'aborder les nouveaux contenus
avec d'autant plus de facilité que vous aurez trié,
organisé et classé vos connaissances avec
précision : de nouvelles méthodes de calcul
viendront par exemple compléter celles que vous
maîtrisez déjà.
Par contre, si une matière est totalement nouvelle,
cela vous demande de vous créer un tout nouveau
système de rangement : c'est ce que Piaget appelle
le processus d'accomodation.
Pour s'en sortir, on utilise en général des
connaissances déjà stockées en vue de faire des
liens et d'apprivoiser progressivement les nouvelles
connaissances.
Par exemple, beaucoup d'étudiants se disent très
déstabilisés quand ils découvrent la philosophie en
classe de Terminale.
Ils ne comprennent pas ce qui est attendu d'eux,
comment organiser ou stocker ces nouvelles
connaissances, ni comment réfléchir d'une manière
qui leur semble complètement inédite.
En réalité, nous rencontrons ce même type de
difficulté chaque fois que nous devons apprendre
quelque chose de complètement nouveau. Au
départ, nous ne parvenons à faire aucun lien avec
ce que nous savons déjà.
Patience, les choses se mettent en place
progressivement.
Mais alors, comment faire concrètement ?
2. Commencez par les bases
Si vous amorcez vos révisions en vous attaquant
d'emblée à votre énorme manuel ultra-complet,
ultra-long et ultra-compliqué, il y a de grandes
chances pour que vous perdiez votre motivation
rapidement.
Je vous conseille de vous procurer un ouvrage
simple, petit et accessible pour commencer par
organiser votre "système de rangement" dans votre
tête.
Vous pouvez également commencer par chercher à
maîtriser l'organisation générale des cours et
parties que vous devez apprendre.
Cette méthode a deux avantages :
- Premièrement, vous commencez par travailler un
contenu qui est à votre portée et que donc vous
comprenez ;
- Deuxièmement, cela vous permet d'organiser vos
connaissances, ce qui est un premier pas de
franchi vers leur mémorisation.
Les difficultés de compréhension constituent l'une
des premières causes de démotivation chez les
étudiants.
Petit à petit, à mesure que vous aurez une idée
claire des connaissances de base à maîtriser, vous
pourrez aller progressivement vers les notions plus
complexes.
3. Anticipez l'usage concret des connaissances que
vous souhaitez comprendre et mémoriser
Les étudiants qui mémorisent le mieux sont ceux
qui se posent la question suivante : à quoi cela va-
t-il me servir de savoir cela ?
A résoudre un type de problème ? A approfondir ma
réflexion sur un sujet donné ? A savoir faire quelque
chose ?
Si votre réponse est "à avoir mon examen", alors
vous poser cette autre question est nécessaire :
Comment et sur quoi allez-vous être évalué ?
- des exercices d'application : il faudra vous
entraîner.
- des connaissances à connaître par coeur : il
faudra repérer les plus importantes à connaître et
les mémoriser.
- des sujets de réflexion : il faudra envisager le type
de question qui pourra vous être posé et vous
entraîner à y répondre.
- etc.
Quand vous aurez une idée précise de la façon dont
vous serez évalué, vous aborderez votre cours en
vous demandant : "en quoi savoir ceci ou cela va-t-
il m'être utile ? A quoi cela va-t-il me servir ? "
Vous pouvez, en même temps que vous apprenez
votre cours, vous constituer une liste de questions
qui pourraient vous être posées au moment de
l'examen…et vous entraîner ensuite à y répondre
pour réviser.
4. Utilisez les méthodes de travail qui ont fait leurs
preuves
Vous pouvez vous reporter aux articles des
rubriques "techniques utiles" et "tutoriels vidéo"
afin de découvrir des méthodes de travail qui
pourront vous aider à rendre la vôtre plus efficace :
les mind maps , les fiches de révision , comment lire
un livre efficacement …
Vous pouvez également envisager de nouvelles
techniques de travail pour vous motiver à travailler :
améliorer l'efficacité de votre méthode de travail ,
lutter contre la procrastination , se motiver à
travailler n°1: le principe de réciprocité …
J'espère que cet article vous aura donné quelques
pistes de réflexion pour améliorer votre méthode
d'apprentissage de vos cours.
Laissez-moi un commentaire pour témoigner de la
façon dont vous travaillez et de vos difficultés
concrètes qui n'ont pas trouvé ici leur réponse :
comment travaillez-vous concrètement ?  Comment
mémorisez-vous vos cours ? Vous demandez-
vous à quoi va vous servir ce que vous apprenez ?
Je ne manquerai pas de compléter ces premiers
conseils.
A bientôt,
Hélène WEBER.

jeudi 22 janvier 2015

Comment apprendre une leçon rapidement ?

Vous vous demandez comment apprendre rapidement ses leçons. Il existe différentes méthodes. Certaines d'entre elles sont plus efficaces que d'autres, selon votre personnalité et le fonctionnement intellectuel. Certains d'entre nous ont une mémoire visuelle alors que d'autres ont une mémoire auditive. Comment apprendre une leçon rapidement dans ces deux cas ?

La mémoire visuelle

Pour bien apprendre vos leçons, vous pouvez utiliser plusieurs méthodes : la méthode synthétique ou la méthode de l'écriture répétitive. Dans le cas où vous disposez d'un esprit de synthèse, soulignez dans votre leçon ou surlignez à l'aide de couleur les mots importants à connaître et apprenez leur définition. Une fois toutes les notions relevées, établissez un lien entre elles qui vous permettront de créer les enchaînements logiques entre les principales idées. Pour réussir à apprendre, il est parfois nécessaire de combiner plusieurs méthodes. Lisez le texte plusieurs fois, bouche fermée ou oralisez-le, puis réécrivez les phrases importantes plusieurs fois pour les fixer en mémoire. Dans le cas où vous disposez d'une mémoire visuelle, vous êtes dans la capacité de restituer le contenu de la leçon, pas au mot à mot, mais en gardant le sens général. Vous serez capable de mémoriser la disposition de la leçon sur la feuille et de dire quand tourner la page ou revenir à la ligne.

La mémoire auditive

Dans le cas où vous possédez une mémoire auditive meilleure ou plus efficace que la mémoire visuelle, vous devrez apprendre votre leçon par cœur. Allez à l'essentiel de la leçon en utilisant un code couleur que vous maitrisez et avec lequel vous vous sentez à l'aise. L'apprentissage de la leçon peut se faire en deux temps : écouter le professeur lorsqu'il fait son cours, puis face à sa feuille avec la leçon à apprendre. L'écoute représente plus de la moitié du travail de fait. Pour le compléter, il reste à lire le texte à voix haute, à l'oraliser. Oraliser un texte peut se faire soit par la lecture à voix haute, soit en se bouchant les oreilles et en parlant le texte. Dans cette seconde méthode, la concentration est exclusive sur le texte et la voix et élimine les sons parasites à l'apprentissage. La mémoire doit être travaillée régulièrement. Ce n'est qu'avec l'entraînement et la répétition que l'apprentissage se fait plus vite et devient plus efficace.